Le contrat de rivière Azergues oeuvre depuis 2004 à restaurer et mettre en valeur les milieux aquatiques du bassin versant. Nous souhaitons au travers de cette page vous faire partager les informations recueillies jour après jour concernant votre territoire. Vous trouverez également les renseignements généraux relatifs au contrat en téléchargeant le premier numéro du bulletin d'information.
A la découverte de l'Azergues
La vallée d'Azergues est riche de son patrimoine, de ses sites et de ses paysages. Nous vous invitons ici à découvrir tous ces éléments qui constituent son identité ...
- Patrimoine, sites et paysages : Le Gour du Diable
- Les noms de lieux : "Grande Gay"
La vie de la rivière
L'Azergues est comme tous les cours d'eau en perpétuelle évolution. Observez avec nous ses changements au fil des saisons ....
- La faune : La libellule déprimée
- La flore : L'Iris faux-acore
- Les phénomènes météorologiques :
- Les évènements : Le passage des Belles Dames - Le frai du Chevesne
Le Gour du Diable
L'Azergues forme en ce lieu-dit méconnu de la commune de Chamelet une large vasque où elle étale largement ses eaux. Cette fosse permet la dissipation du surplus d'énergie hydraulique accumulé en amont dans la traversé d'un étroit verrou rocheux.
Malgré son nom peu engageant, le lieu est enchanteur. Ni Diable, ni Vouivre, ne fréquentent le fond du gour mais de bien paisibles goujons et vairons qui folâtrent sur un douillet fond de sable.
Ne serait-ce pas plutôt la brèche dans le rocher évoquant les portes de l'Enfer qui aurait donné son nom au site ?
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« Grande Gay»
« gaye » en ancien français désigne la forêt touffue, humide. Sur le territoire de la commune de Marcilly d'Azergues, on trouve un tel lieu-dit situé en bord d'Azergues en amont du
barrage de Morancé.
Ce lieu correspond en effet à un boisement alluvial implanté vraisemblablement de longue date s'y l'on en juge par les dimensions des aulnes, peupliers et autres saules qui s'y trouvent.
Le site est régulièrement inondé par les crues de l'Azergues.
Les arbres y poussent aussi les pieds dans l'eau de la nappe
d'accompagnement de l'Azergues. Les sols enrichis par les dépôts de limon et autres éléments minéraux apportés par les crues assurent aux arbres des taux de croissance exceptionnels. Certains sujets atteignent des tailles respectables mais le maître des lieux est sans contexte un Peuplier noir dont le tronc multiple présente à la base une circonférence impressionnante.
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Les insectes
La libellule déprimée
La Libellule déprimée (Libellula depressa) se reconnaît aisément grâce à son abdomen trapu, bleu chez les mâles et brun jaune chez les femelles, orné de lunules latérales jaunes. De plus, la base des ailes postérieures est marquée d'une grande tâche noire.
Elle fréquente toutes les eaux stagnantes ou faiblement courantes, mais surtout bien ensoleillées. Cette espèce pionnière se déplace beaucoup et colonise rapidement les pièces d'eau récentes. Ces dernières doivent cependant être bien dégagées pour permettre au mâle de surveiller son territoire et d'en chasser tout intrus, ou de s'accoupler avec une femelle. Dès que la végétation se développe, l'espèce reste présente mais en effectifs plus réduits.
La période de vol de la Libellule déprimée s'effectue d'avril à septembre. L'accouplement a lieu en vol et dure à peine 30 secondes. La femelle dépose ensuite ses œufs en touchant l'eau de l'extrémité de l'abdomen.

Les larves sont aquatiques et vivent dans ou sur les sédiments, mais peuvent se déplacer sur la terre ferme pour passer d'un point d'eau à un autre. Cette phase larvaire de la Libellule déprimée dure au total 1 à 2 ans alors que sa vie aérienne n'est que de quelques semaines.
Cette espèce est présente sur l'ensemble de la vallée d'Azergues avec de bonnes densités, en particulier dans les secteurs comportant de nombreux points d'eau (mares, serves, annexes en eau,...).
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La Flore
L'Iris faux-acore
Nom scientifique : Iris pseudacorus
Etymologie : pseudacorus vient de la ressemblance physique avec l'Acore vrai (Acora calamus) qui est une plante aquatique aux feuilles plates comme celles de cet iris et avec lequel on l'a longtemps confondu.
Autres appellations : Iris des marais, Iris jaune, Flambe d'eau.
Description : plante vivace, glabre (dépourvu de poils) à forts rhizomes affleurant le sol. Tige cylindrique de 60 cm à 1m. Feuilles à nervures médianes, plates, à 3 pétales externes étalés et 3 pétales internes dressés et enroulés. Fleurs jaunes, 80-100 mm de diamètre, groupées par
1-3, floraison : juin-août. Fruits : capsules trigones.
Habitat : Plante aquatique commune; elle affectionne les ruisseaux peu profonds et les endroits marécageux, en plaine. On la rencontre sur les rives des affluents de l'Azergues, le long des biefs, dans les mares et les fossés ainsi que dans certaines prairies humides.
Mode de pollinisation : entomogame (par les insectes).
Mode de dissémination : hydrochore (transporté par l'eau).
Usages et propriétés : l'Iris faux-acore a été utilisé en médecine, en tant que poudre sternutatoire mais aussi comme purgatif, ou encore contre les toux et convulsions.
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Les phénomènes météorologiques
Les événements
Passage de Belles Dames

Depuis quelques jours il est possible de voir sur les terrains ouverts en bord d'Azergues une abondance inhabituelle de jolis papillons orange et noir. Il s'agit de Belles Dames (Vanessa cardui), papillons migrateurs au long court qui traversent en ce moment notre territoire en provenance du Maghreb et en direction de l'Europe du Nord. On peut facilement les contempler les jours ensoleillés en train de butiner les plantes en fleurs. Aux dires des spécialistes, la migration printanière de cette année revêt un caractère exceptionnel par le nombre d'individus observés. La dernière migration de cette ampleur remonterait en effet à juin 1996.
Le frai du Chevesne
Les récents beaux jours ont ravivé l'instinct de conservation des poissons de la rivière.
C'est ainsi que, d'avril à juin dès que la température de l'eau dépasse 15°C, les Chevesnes se retrouvent en bandes de parfois plus de cent individus, sur les radiers de l'Azergues comme en amont du pont de la nationale à Anse, pour s'y reproduire. Les mâles, dotés de tubercules nuptiaux durant cette période, restent dans ces secteurs d'eau courante, tandis que les femelles adultes s'introduisent parmi eux pour déposer leurs œufs sur le fond de graviers, donnant lieu fréquemment à des ébats bruyants.

Le frai est généralement fractionné en deux à trois pontes séparées de 10 à 20 jours d'intervalle.
L'Ablette, le Blageon, le Hotu ou la Vandoise se mêlent souvent à ces noces aquatiques, ce qui donne lieu à des hybridations entre ces différentes espèces.
Appel à contribution
Le Contrat de Rivière recherche tout document papier ou audio-visuel (photographies, cartes postales, vidéos, cartes et plans anciens, gravures, tableaux, articles de presse,...), récits et témoignages permettant de mieux connaître la rivière, son histoire et les liens qui l'unissent aux populations riveraines. Les thèmes nous intéressant sont les suivants : crues, assecs, pollutions, usages de l'eau et de la force hydraulique, pêche et poissons, ouvrages (ponts, passerelles, barrages, moulins ...), anecdotes, légendes ...
Si vous possédez un document susceptible de nous intéresser, merci de nous contacter afin de discuter des modalités de sa mise à disposition.


