CC Pays du beaujolais

Edité le 16/03/2010

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L'Azergues

 

Le contrat de rivière Azergues oeuvre depuis 2004 à restaurer et mettre en valeur les milieux aquatiques du bassin versant. Nous souhaitons au travers de cette page vous faire partager les informations recueillies jour après jour concernant votre territoire. Vous trouverez également les renseignements généraux relatifs au contrat en téléchargeant le premier numéro du bulletin d'information.

 

A l'affiche en ce moment ... 

A la découverte de l'Azergues

La vallée d'Azergues est riche de son patrimoine, de ses sites et de ses paysages. Nous vous invitons ici à découvrir tous ces éléments qui constituent son identité ...

La vie de la rivière

L'Azergues est comme tous les cours d'eau en perpétuelle évolution. Observez avec nous ses changements au fil des saisons ....

L'Azergues en photos

Découvrez les derniers clichés ...

 

Patrimoine, sites et paysages

La Tracole

 

La Tracole, lieu-dit situé dans la vallée du Soanan, en limite des communes de Dareizé et de Saint-Vérand. Le Soanan y franchit un verrou rocheux par une cascade de 1,6 m de haut. Au pied de la chute, l'eau dissipe l'énergie accumulée dans un vaste gour profond de 2 m où folâtrent truites et gros chevesnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un pont permettant le franchissement du cours d'eau a été établi en ce lieu, profitant du rocher pour ancrer solidement ses assises.

 

 

 

 

 

 

Le talus de la route départementale n° 31 barre la vallée, forçant l'ensemble du débit à passer sous le pont. Pour cette raison, la Direction Régionale de l'Environnement y a implanté une station hydrométrique qui enregistre au quotidien les variations de débit du Soanan. Le plus fort débit enregistré depuis la mise en service de la station en 1985 est celui de la crue du 02 novembre 2008 durant laquelle 34 m3/seconde (soit 3 400 l/s !) sont passés sous le pont lors du pic de crue.

 

 


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Les noms de lieux

« Grande Gay»

« gaye » en ancien français désigne la forêt touffue, humide. Sur le territoire de la commune de Marcilly d'Azergues, on trouve un tel lieu-dit situé en bord d'Azergues en amont du Le boisement alluvialbarrage de Morancé.

 

 

Ce lieu correspond en effet à un boisement alluvial implanté vraisemblablement de longue date s'y l'on en juge par les dimensions des aulnes, peupliers et autres saules qui s'y trouvent.

Le boisement inondé

 

 

 

 

 

Le site est régulièrement inondé par les crues de l'Azergues.

Peuplier noir remarquable

 

 

 

 

 

Les arbres y poussent aussi les pieds dans l'eau de la nappe

d'accompagnement de l'Azergues. Les sols enrichis par les dépôts de limon et autres éléments minéraux apportés par les crues assurent aux arbres des taux de croissance exceptionnels. Certains sujets atteignent des tailles respectables mais le maître des lieux est sans contexte un Peuplier noir dont le tronc multiple présente à la base une circonférence impressionnante.

 

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La Faune

Les oiseaux

Le Petit Gravelot

 

 

Le Petit Gravelot (Charadrius dubius) appartient au groupe des Limicoles

 

Taille : en moyenne, entre 42 et 48 cm d'envergure pour 30 à 50 g.

 

Longévité : 10 ans

 

Description : Cet échassier de petite taille et à l'allure frêle et compacte est brun grisâtre dessus et blanc dessous. Il se reconnaît par son anneau oculaire jaune bien visible, son bec noir à l'exception de la base inférieure qui est jaune, ainsi que ses pattes jaune pâle ou rose chair. En vol, il ne possède pas de barre alaire blanche contrairement à tous les autres gravelots.

 

Distribution : Le Petit Gravelot est répandu partout en Europe et en Afrique du Nord. Il est également présent en Asie Mineure et dans le Caucase. Migrateur, il arrive en France en avril-mai pour se reproduire et nicher à même le sol entre les galets, après des vols nuptiaux parfois spectaculaires. Cette espèce a donc besoin d'habitats sablonneux et caillouteux quasi dépourvus de végétation. Une fois les jeunes élevés, les familles rejoignent dès le moi d'août la Méditerranée  et surtout l'Afrique Centrale et Occidentale, leurs territoires d'hivernage.

Sur l'Azergues, la basse vallée et ses bancs de galets est propice à l'accueil du Petit Gravelot.

 

Nourriture : insectes, araignées, petits crustacés et vers. Il chasse parfois en tapant des pattes sur le sable ou la vase pour faire sortir ses proies.

 

Menaces : Le Petit Gravelot est menacé par la canalisation des cours d'eau qui entraîne une raréfaction des bancs de galets. Une surfréquentation (pêcheurs, promeneurs, adeptes des loisirs motorisés,...) peut occasionner un dérangement de l'oiseau en période de nidification un écrasement des œufs.

 

 

Statut : Espèce protégée en France et inscrite à l'annexe II des conventions de Berne et de Bonn.

 

 

L'anecdote : quand un intrus s'approche trop près de son nid, le Petit Gravelot trottine autour de lui en étendant une aile comme si elle était cassée afin de l'attirer, pour s'envoler dès qu'il considère que le danger est éloigné.

 

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La Flore

La Balsamine de l'Himalaya

 

 

 

Nom scientifique : Impatiens glandulifera

 

Autre appellation : Balsamine géante

 

Etymologie : du latin impatiens = impatient, vient des fruits mûrs s'ouvrant brusquement dès qu'on les touche.

 

 

Description : cette grande plante annuelle pouvant dépasser 2m de haut, à tige robuste, charnue, creuse et rougeâtre, possède de grandes feuilles lancéolées opposées ou verticillées par 3. Ses grandes fleurs (2-4 cm) pourpres, roses voire blanches, fleurissent de juillet à octobre puis donnent à maturité des capsules allongées qui éclatent et catapultent les graines jusqu'à 6m.

 

 

 

 

 

 

 

 

Origines : comme son nom l'indique, cette plante étrangère à notre flore indigène est originaire de l'Himalaya et fut introduite en 1839 en Angleterre pour ses qualités ornementales et mellifères. Dès lors cultivée en France dans les jardins botaniques, elle se propage fortement depuis le milieu du XXe siècle.

 

Habitat : la Balsamine de l'Himalaya affectionne les sols humides, une forte humidité atmosphérique et les endroits plutôt ombragés. C'est pour cela qu'on la trouve sur les berges et les bancs d'alluvions des rivières, dans les fossés, sur les talus humides et dans les forêts ripicoles.

 

Mode de dissémination : par les graines souvent transportées par l'eau, capacité de bouturage et marcottage.

 

 

Distribution dans le bassin versant : nouvelle venue dans le bassin versant, la Balsamine se rencontre sporadiquement sur l'Azergues dès Lamure ainsi que sur le Soanan à partir de la Tracole. La crue de novembre 2008 semble avoir favorisé sa propagation en basse Azergues. Bien que le plus souvent présente sous forme de pieds épars, on commence à observer ponctuellement des fourrés assez denses.

 

 

 

Danger !

Attention, la Balsamine de l'Hilmalaya est très envahissante ; elle doit en conséquence être arrachée au plus tôt, dès identification.

 

Les introductions d'espèces animales et végétales sont désormais considérées en France comme la deuxième cause d'appauvrissement de la biodiversité, après la destruction des habitats.

 

 

Confusion : cette plante peut être confondue avec une autre espèce du même genre : la Balsamine de Balfour (Impatiens Balfouri), qui est bien connue des jardiniers particuliers. Bien que de taille plus petite, elle reste, dans une moindre mesure, une invasive qu'il convient également d'arracher.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les phénomènes météorologiques

L'Azergues sous la neige

 

A tous les aficionados de l'Azergues, l'équipe du contrat de rivière souhaite une bonne et heureuse année 2010 !

 

 

 

 

Celle-ci débute sous un blanc manteau neigeux qui recouvre l'ensemble de la vallée. Si le phénomène n'est pas rare en cette saison en haute Azergues, il est cependant moins fréquent en plaine et c'est une vraie joie de découvrir ainsi la basse Azergues sous un jour inhabituel.

 

 

 

 

 

 

 

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Les événements

La reproduction de la truite

Les demoiselles mouchetées ont engagé leur danse nuptiale...

 

 

 

Après un automne exceptionnellement clément, l'hiver s'installe enfin dans la vallée. Les truites n'ont toutefois pas attendu l'arrivée des premiers frimas pour se reproduire ; le petit coup d'eau de la mi-novembre accompagné d'un léger refroidissement a suffit à déclencher la ponte. Des frayères étaient ainsi bien visibles fin novembre dans l'Azergues et ses affluents avant que ceux-ci ne retrouvent des niveaux d'eau plus conformes aux normales hydrologiques saisonnières.

 

 

 

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Appel à contribution

Le Contrat de Rivière recherche tout document papier ou audio-visuel (photographies, cartes postales, vidéos, cartes et plans anciens, gravures, tableaux, articles de presse,...), récits et témoignages permettant de mieux connaître la rivière, son histoire et les liens qui l'unissent aux populations riveraines. Les thèmes nous intéressant sont les suivants : crues, assecs, pollutions, usages de l'eau et de la force hydraulique, pêche et poissons, ouvrages (ponts, passerelles, barrages, moulins ...), anecdotes, légendes ...

Si vous possédez un document susceptible de nous intéresser, merci de nous contacter afin de discuter des modalités de sa mise à disposition.